En franchissant pour la première fois le troisième tour d’un Grand Chelem, la joueuse de 23 ans constitue la dernière chance française pour briller cette année porte d’Auteuil.
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“Je suis tellement heureuse d’avoir vécu ce match dans cette ambiance-là , je me suis battue jusqu’au bout et je suis si contente que ça l’ait fait à la fin“, rayonnait Diane Parry, sur le court Philippe-Chatrier, samedi 30 mai, après son troisième tour victorieux. Souriante sans grande explosion de joie, la Française de 23 ans a montré une fois de plus cette force tranquille qui la caractérise, une sérénité louée par ses proches et qui lui permet de jouer pour la première fois, lundi 1er juin, une deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem. Elle sera opposée à la qualifiée polonaise Maja Chwalinska en huitièmes de finale.
“Elle gère très bien la pression. Elle est calme, très posée, disait d’elle en 2019 dans L’Equipe Julie Coin, qui est de nouveau sa coach, après l’avoir encadrée entre 2016 et 2018. Diane, c’est la force tranquille. Même si elle a son petit caractère, pour l’énerver, il faut y aller fort.” Toujours dans un article de L’Equipe, publié samedi, l’ancienne 60e joueuse mondiale admire l’évolution de celle qu’elle a vu grandir. “Le fait qu’elle monte sa structure, qu’elle s’encadre des gens dont elle a envie, ça participe à son épanouissement, note-t-elle. C’est elle qui décide, qui est maître de son projet et de sa carrière. Elle passe peut-être un cap là -dessus.”
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Ce qu’a confirmé l’intéressée après sa victoire contre la 6e mondiale, la première contre une membre du top 10. “Peut-être qu’avant, j’aurais pu me voir vaincue ou penser que la marche était trop haute. Mais aujourd’hui, ce n’était pas le cas, a-t-elle affirmé. Parfois, ça pouvait être une frustration de ne pas avoir saisi l’opportunité, mais je me suis dit que j’allais en avoir d’autres, et que j’essaierais de passer devant dès que je le pourrais.“
Un leitmotiv qui lui sied à merveille, elle qui a débuté son tournoi porte d’Auteuil par un sévère 6-0 contre l’Ukrainienne Anhelina Kalinina, avant de remporter le match en trois sets. “Elle ne tremble pas depuis le début du tournoi. Elle essaie de jouer sa carte à fond. On n’arrête pas de lui dire : ‘C’est ton Roland ! C’est ton Roland !'”, explique encore Julie Coin dans une interview pour L’Equipe, et ajoute qu’elle a une “certaine force de caractère”. “Par le passé, elle a souvent un peu suivi ce que les autres voulaient pour elle. Diane, c’est la fille super sympa, qui n’aime jamais blesser les gens. Parfois, elle est peut-être trop gentille. Là , elle a osé faire les petits changements dont elle avait envie“, se félicite l’ancienne joueuse tricolore.
Avec cette victoire, Diane Parry peut même s’autoriser à rêver plus loin puisqu’elle affronte la 104e mondiale, elle qui est classée 92e, loin de son meilleur classement, 48e fin octobre 2024. “D’habitude, dans le tournoi, à ce stade, on s’attend à jouer contre quelqu’un qui est dans le top 20, donc ce sera une grande occasion pour nous deux, s’est-elle exprimée après son troisième tour. Je vais récupérer comme il faut pour être à 100% dans mon prochain match, pouvoir saisir l’occasion et aller plus loin dans le tournoi.“
Sereine, Diane Parry l’est aussi parce qu’elle se sent solide, un atout qui a pu lui faire défaut dans le passé. “Le physique, c’est primordial. C’est ce qui permet d’aller au combat et d’enchaîner les matchs, a-t-elle encore déroulé. C’est le résultat d’un gros travail en amont qui ne se voit pas. Je suis contente de voir que ça paye.” Avant Roland-Garros, sa saison sur terre n’avait pas été la plus aboutie.
Sortie d’entrée à Rouen, Madrid, Saint-Malo et Rome, la Francilienne de 23 ans a retrouvé de sa superbe en remportant le trophée Clarins, quinze jours avant le Grand Chelem parisien, et la confiance sur une surface physique qui ne pardonne aucun bobo. “Quand on fait de grosses préparations, il faut parfois attendre pour voir les résultats, donc je suis contente de voir que c’est là , que mentalement, tout va bien et que je peux sortir un bon tennis pour aller chercher les matchs”, relatait-elle samedi en conférence de presse.
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Dans la foulée, Diane Parry, en fan inconditionnelle du PSG, a pu apprécier le second sacre de rang de son équipe favorite, avant de se tourner vers son huitième de finale, à domicile. Car si elle habite et s’entraîne depuis deux ans à Dubaï, la Niçoise de naissance a grandi à côté de Roland-Garros et se sent comme à la maison sur ces terrains à la lisière du bois de Boulogne. Avec l’ambition d’inscrire définitivement sur la terre battue de la porte d’Auteuil “Ici, c’est Parry”.
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