Le sélectionneur de l'équipe de France, détendu et taquin, a répondu aux médias à la veille du choc entre le Sénégal et les Bleus pour leur premier match de Coupe du monde 2026.
Pourquoi le premier match est important : «Dans la question, vous avez donné la réponse. Oui, il est très important, parce que c'est le premier match. Mais c'est valable pour toutes les équipes qui commencent la compétition. Après, le match n'est pas décisif puisqu'il y a deux autres rencontres (Irak et Norvège). Le dernier champion du monde a perdu son premier match (l'Argentine contre l'Arabie saoudite en 2022 ). Mais bien commencer par une victoire dans une poule à quatre équipes, c'est la meilleure des choses. C'est toujours l'objectif quand on aborde ce premier match.»
La recette pour réussir son entrée en lice : «C'est notre premier rendez-vous. On le sait depuis le tirage, on se rapproche, on est à J-1. New York, les États-Unis, cela rend ce match encore plus prestigieux, de par le niveau de cette équipe du Sénégal. On sait à quoi s'attendre. Eux aussi, ça sera un rapport de force. Chacun se prépare avec ses qualités pour faire en sorte de gagner le match. Après, il y a toujours l'aspect émotionnel. Il y a des joueurs qui peuvent se crisper de par l'importance du match ou l'enjeu fondamentalement possible. L'idéal, c'est d'être concentré et décontracté. Ça dépend aussi de ce que fera l'adversaire. Mais nous, les idées sont claires.»
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Si la France est favorite de ce Mondial : «C'est très gentil de me poser cette question, d'autant plus que vous (la journaliste) êtes Espagnole. S'il y a bien une équipe qui est favorite parmi toutes, c'est bien l'Espagne. Vos collègues français, j'espère qu'ils poseront les mêmes questions à notre collègue espagnol. Même si la France a légitimement l'ambition de pouvoir retenir ses titres, il y a une route qui est longue, difficile, comme toujours. La France a un potentiel de haut niveau de par les résultats qui ont été obtenus à travers les deux dernières Coupes du monde. J'ai beaucoup de joueurs de grande qualité, mais pour qui ça sera la première compétition, la première Coupe du monde. Je ne vais pas considérer l'équipe de France plus forte que les autres. Il y a toujours plus ou moins les mêmes équipes, mais le grand favori, c'est l'Espagne.»
Ce sera un affrontement de haut niveau pour un premier match.
Didier Deschamps avant France-Sénégal
Son regard sur le Sénégal : «Le Sénégal fait partie des meilleures équipes africaines et mondiales. Il y a tout en termes de qualité. Évidemment, ils ont des joueurs dans les meilleurs clubs, ils ont un potentiel offensif très important, un milieu de terrain qui fonctionne très bien. L'aspect défensif aussi, sur la dernière compétition en Coupe d'Afrique des Nations, a été très efficace, avec une grande densité athlétique. Mais ce n'est pas que ça. Il y a aussi beaucoup de joueurs qui amènent une technicité importante. Quand vous faites partie des meilleures équipes, vous avez tout. Donc on sait à quoi s'attendre. Eux aussi, ils savent à quoi s'attendre. Et ça sera un affrontement de haut niveau pour un premier match. C'est la spécificité de se retrouver dans la même poule avec évidemment l'Irak et puis la Norvège, qui est aussi une très grande nation.»
Déclic attendu en Bleu pour Dembélé : «C'est vrai qu'il a commencé tôt en sélection (2016), mais il a eu aussi pas mal de pauses liées à ses nombreuses blessures. Donc là , il y a des matches tous les trois, quatre jours. Évidemment qu'avec le PSG, sa reconnaissance personnelle avec le Ballon d'Or le met en lumière. Ousmane est très concerné, concentré, comme tous les autres joueurs. Il a envie d'être très bon, d'être décisif, comme il l'est assez régulièrement avec le PSG, même si cette dernière saison, il a eu aussi, malheureusement pour lui, des petits problèmes physiques qui l'ont amené à devoir sauter pas mal de matches. Là , on lui a laissé le temps, comme tous les joueurs qui étaient concernés par la finale de la Ligue des champions, sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique. Évidemment qu'avec un Ousmane au meilleur de son niveau, c'est un plus pour l'équipe de France.»
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Revanche par rapport à Sénégal 2002 : «Cela fait partie de l'histoire. La quasi-totalité de mes joueurs n'étaient pas nés en 2002 (rires). Je regardais le match même si je n'étais pas au stade. Je sais, vous avez ce fameux mot “revancheâ€. Il n'y a pas de revanche dans le football. C'était il y a 24 ans. Ça sera une autre page à écrire. Ce qu'il s'est passé en 2002, tant mieux pour le Sénégal. Aujourd'hui, on va tout faire pour que le résultat soit dans l'autre sens.»
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Mbappé superstar aux États-Unis mais absent ce lundi face aux médias  : «Je suis là dans mon objectif premier, c'est de protéger les joueurs. Et nécessairement, ce matin, avant de partir, on a mis une heure pour rentrer, j'ai vu trois joueurs sur 26. Mais je ne me plains pas. On aura une heure de trajet. On est à 24 heures avant le match. Ma priorité, c'est de protéger d'une manière normale. Trajet, chaleur… Je fais en sorte de protéger au maximum. Kylian, c'est Kylian quoi qu'il fasse, bien ou moins bien pour certains. Il est adulé par les jeunes et les moins jeunes dans le monde entier. Après, qu'il ne veuille pas être président, je ne pense pas que ça soit son objectif (sourire). Il a une cote de popularité mondiale et il vit avec ça, il le sait, mais ce n'est pas pour ça qu'il n'est pas naturel dans le groupe et par rapport à la responsabilité qu'il a aussi et qu'il assume totalement en tant que capitaine.»
Message à Christophe Gleizes dont les parents sont aux États-Unis  : «Par rapport à Christophe, nous avons rencontré ses parents avant la Coupe de France. J'espère pour lui et pour sa famille qu'il puisse être le plus tôt possible là et poser lui-même ses questions.»






