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Saint-Louis. À la fête de la musique, six scènes pour une vingtaine de groupes programmés

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Comme chaque année depuis son lancement par le ministère de la Culture en 1982, la Ville de Saint-Louis entend célébrer la Fête de la musique. Peu importe si le 21 juin tombe en pleine semaine ou, pour cette édition 2026, un dimanche. « Ça a toujours été organisé le jour même, pour faire en sorte qu'il s'agisse d'une journée familiale, et pour vivre la ville autrement. Là, même si c'est un dimanche, le voisinage est prévenu et les concerts s'arrêteront à une heure raisonnable. Et l'an prochain, sauf mention contraire, la fête aura bien lieu le lundi 21 juin », détaillent Magna Géniale, la conseillère municipale ludovicienne en charge de son organisation, et Anaïs Roesz, directrice des affaires culturelles de la Ville.

Des scènes plus variées

Le principe de la fête de la musique, « on ne le présente plus », poursuit Anaïs Roesz. À savoir proposer une programmation diverse et vivante, en valorisant des talents locaux et des artistes confirmés, et offrir ainsi l'opportunité aux musiciens amateurs et professionnels de partager leur passion pour la musique. Ce qui évolue, c'est la diversité des scènes, six en tout – contre sept lieux lors de l'édition 2025 , il n'y aura pas de scène à la Cité Danzas cette année. « Le public va retrouver celle de la place de l'Hôtel-de-Ville, dont les travaux de réaménagement et de végétalisation sont achevés. Nous avons également remis une scène à la Croisée-des-Lys, côté rue de Mulhouse, et avons travaillé avec plusieurs commerces locaux, afin d'en installer une place de l'Europe, en partenariat avec le Café de la Poste, une autre à la Croisée-des-Lys avec le Mola concept-store, et une à la Villa K. »

Pas de scène ouverte cette année

Autre modification par rapport au 21 juin 2025 : il n'y a pas de scène ouverte cette année. « Ça a été testé l'année dernière. Sans appui technique, on a vu les limites de cette proposition », note la directrice des affaires culturelles. « Ce n'est pas exclu de remettre en place une scène ouverte à l'avenir, en l'encadrant davantage, y compris sur le plan technique. » Pas davantage de repli sur une scène intérieure en cas d'orage, l'événement pouvant être annulé en dernière minute si nécessaire… bien que la météo s'annonce plutôt chaleureuse, avec une nouvelle vague de chaleur caniculaire attendue pour l'arrivée de l'été.

Il n'y aura pas de scène à la Cité Danzas pour cette édition. Photo archives Guy Greder

Il n'y aura pas de scène à la Cité Danzas pour cette édition. Photo archives Guy Greder

Organiser la Fête de la musique à Saint-Louis représente un budget de 4 000 € (3 500 € en 2025). Un « petit budget », selon la municipalité, qui englobe essentiellement la partie technique, l'accueil et la restauration des artistes, pour ce qui reste un événement gratuit pour le public.

Parmi la vingtaine de groupes et de formations musicales annoncés sur les six scènes du centre-ville, il y a ceux qui joueront place de l'Hôtel-de-Ville. À l'image de Léo Colak (cosmopop/discofolk) : Léo est un jeune batteur originaire de Saint-Louis, issu d'une famille de musiciens et accompagné sur scène par ses parents, dans un univers musical familial mêlant influences occidentales et sonorités orientales (Asie Mineure et Mésopotamie). Ou des Young bricks (rock et punk rock), groupe de quatre « garçons cool » originaires de Schlierbach, affectionnant la panoplie rock des années 1990 et dont l'une des compositions a reçu le prix du public au Tremplin des jeunes artistes.

En 2023 lors de la Fête de la musique ludovicienne, place de l'Hôtel-de-Ville. La place a depuis changé de forme, après les travaux de ces derniers mois, et accueille à nouveau une scène ce 21 juin avec six formations musicales. Photo archives Ghislaine Mougel

En 2023 lors de la Fête de la musique ludovicienne, place de l'Hôtel-de-Ville. La place a depuis changé de forme, après les travaux de ces derniers mois, et accueille à nouveau une scène ce 21 juin avec six formations musicales. Photo archives Ghislaine Mougel

Ils laisseront la place à un autre quatuor, Rollin'fifties (rock/blues), le groupe du chanteur et pianiste natif de Bâle Denis Kaech, déjà présents à la Fête de la musique de Saint-Louis à plusieurs reprises (2023, 2022, 2018…), pour un répertoire issu du rock'n'roll classique, du blues, de la country, de la soul et du rhythm'n'blues, arrangés à leur façon. Puis, dans un registre plus contemporain, au Huninguois DJ Kev (techno, électro et open format ), Kevin Desessard, connu pour s'adapter au public et à l'ambiance, ayant décidé de rempiler pour une nouvelle édition après celle, appréciée, de 2025.

Les élèves du conservatoire pour ouvrir le bal

À la Croisée-des-Lys, côté rue de Mulhosue, le conservatoire de musique et de danse de la ville ouvrira le bal, dimanche dès 15 h, avec près de 70 élèves composant un ensemble de percussions, de chœurs et de cuivres. Au cours de la soirée, le groupe formé en 2020 Eklektic boulevard (pop/rock), quatre musiciens basés à Cernay et ayant également joué à Saint-Louis par le passé, revisitera de grands titres internationaux (U2, Muse, David Bowie, Depeche Mode…) avec l'énergie que les spécialistes locaux leur connaissent.

Place de l'Europe, Powerplant, jeune groupe (2025) de reprises rock alternatif composé de cinq membres, de la région de Mulhouse et du Sud Alsace, misera sur d'autres classiques revisités : Kate Bush, Cranberries, Red Hot Chili Peppers… Tandis que Suara, rencontre de six timbres de voix en 2024 dans la région des Trois frontières, partagera son identité pop uniquement avec des voix soutenues par une beatbox assurant les percussions vocales, au 14, Croisée-des-Lys (Mola concept-store). Quant à Los Darin (folk espagnol/musique latine), jamais deux sans trois, puisqu'après 2023 et 2025, le duo revient pour la troisième fois à la Fête de la musique ludovicienne, pour un concert fait de titres entraînants, parfaits pour la danse, à la Villa K (1, rue de Lectoure).

« Il y aura aussi la présence de l'orchestre d'harmonie de Saint-Louis, du jazz, de la fusion, de la zumba, même si on s'éloigne de la Fête de la musique », reconnaît Anaïs Roesz. « Mais nous avons à cœur de montrer la diversité des genres, que cette diversité soit entendue et écoutée. »

Concerts dimanche 21 juin de 15 h à 23 h, au centre-ville de Saint-Louis. Buvette et restauration sur toutes les scènes, soirée gratuite ouverte à toutes et tous. Plus d'infos sur le site internet www.saint-louis.fr

Au parc du Flaxhof, carte blanche à l'association Semaac

Fidèle à sa tradition, l'association Semaac (Sauvegarde des enfants et mamans abandonnés d'Afrique centrale), créée fin 2005 , participe à la Fête de la musique en partenariat avec la Dynamique des Trois frontières (D3F), avec la volonté de « valoriser la diversité culturelle, le vivre-ensemble et les talents des Trois frontières autour d'un événement populaire ouvert à tous », comme l'indique la présidente de l'association Aline Tchekoutio.

Au programme, de 17 h à 23 h au parc du Flaxhof, le long de l'avenue du Général-de-Gaulle, des artistes aux univers variés, « certains évoluant dans un cadre professionnel, d'autres partageant avant tout leur passion musicale dans un esprit associatif et convivial ». De l'artisanat et des animations culturelles, aussi, une ambiance décrite comme « festive, familiale » avec la présence, cela va de soi, d'une buvette associative. Citons, parmi le patchwork d'artistes aux sonorités internationales prévus, Axel Njiki (jazz/afro-folk, Cameroun/Allemagne), Sami Nkuh (jazz/afro-jazz, Cameroun), Stella Mouna (musique sawa/afro-pop/soul, Cameroun), Ugochi (afro-soul/gospel, Nigéria), Yatatchi (afro-jazz, République du Congo/Suisse), Manu (Néné Sylla) & Sema'danse (Guinée/France) pour des danses africaines traditionnelles, de l'afrobeat dance, des animations culturelles et les dernières tendances de la mode africaine.