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Gironde: hemp culture takes root in Libournais

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Car les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’objectif initial de 2025 est déjà dépassé. “On avait envisagé 20 hectares, c’est 40 qui vont être semés”, souligne la présidente, Fabienne Krier. Une progression portée par de nouvelles adhésions, notamment en Sud-Gironde. “Aujourd’hui, ça couvre large”, résume-t-elle.

Trouver un lieu d’implantation

Cette dynamique repose d’abord sur un besoin de diversification, en lien avec la crise viticole mais pas seulement. Face aux difficultés des cultures traditionnelles, certains agriculteurs cherchent des alternatives. “Il faut essayer de nouvelles choses, on n’a pas le choix”, confie Johann Cadillon, qui fait, entre autres, des céréales. Selon lui, “le chanvre a sa place dans notre rotation de culture. De toute façon, pour se diversifier, il faut tenter de nouvelles aventures.” Mais le cœur du projet reste la structuration d’une filière locale. L’association travaille à la création d’une unité de défibrage, indispensable pour transformer la plante. Sans elle, pas de rentabilité. “Tant que l’unité n’est pas lancée, économiquement, ça ne rapporte rien”, poursuit le nouvel adhérent.

L’objectif est clair : trouver un lieu d’implantation en 2026. “C’est un objectif qu’on s’est fixé, on veut savoir où on va poser l’unité de défibrage pour après travailler sur le projet”, insiste Fabienne Krier. Le modèle économique est déjà réfléchi, avec un seuil de viabilité autour de 80 hectares, et une cible affichée à 100 hectares minimum. Plusieurs sites sont à l’étude, dont Maransin. Les besoins sont importants : “Il nous faut un bâtiment d’au moins 1 000 m², avec du stockage et de la puissance électrique”, détaille la présidente.

Soutenue par la Chambre d’agriculture

En attendant, la filière avance avec les moyens du bord. Solidarité entre producteurs, mutualisation du matériel… Le collectif s’adapte, en phase transitoire. “Aujourd’hui, on met tous de l’argent mais on n’a pas encore gagné un sou”, rappelle Fabienne Krier. Malgré cela, le projet suscite déjà de l’intérêt. Des acteurs locaux se positionnent, notamment dans le bâtiment. “Une fois l’unité lancée, ça peut être très rentable”, estime un viticulteur qui a arraché 18 hectares. D’autres, originaires d’un peu partout en Gironde, prennent contact. La preuve d’un besoin, d’une envie, d’une attente.