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Une année réussie en matière de politique étrangère pour le président sud-coréen.

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Une année réussie en matière de politique étrangère pour le président sud-coréen.

Le président Lee Jae Myung et le président américain Donald Trump se serrent la main avant leur sommet de l’APEC à Gyeongju, dans la province du Gyeongsang du Nord, le 29 octobre 2025.

L’une des caractéristiques marquantes de la politique étrangère du président Lee était ce qu’il appelait une « diplomatie pragmatique privilégiant les intérêts nationaux ». Il a privilégié l’autonomie plutôt que l’alignement idéologique, aidant Séoul à équilibrer ses relations dans un contexte de forte concurrence entre les États-Unis et la Chine, alors que les questions de sécurité et économiques étaient de plus en plus imbriquées.

Joseph DeTrani, ancien envoyé spécial américain pour les pourparlers à six sur le programme nucléaire de la péninsule coréenne, a estimé que Lee « avait bien géré ces deux relations cruciales », les États-Unis étant le plus proche allié de la Corée du Sud et la Chine son principal partenaire commercial.

Daniel Sneider, chercheur à l’université de Stanford spécialisé dans la politique étrangère américaine et les questions de sécurité en Asie, affirme que le président Lee « a su habilement gérer deux défis parallèles : l’affirmation économique et stratégique de la Chine et le virage opéré par le président Donald Trump vers le système d’alliances d’après-guerre et l’ordre du libre-échange ».

Lors d’une rencontre entre Lee et Trump au sommet de l’APEC organisé par la Corée du Sud en octobre 2025, Séoul a annoncé son intention d’investir 350 milliards de dollars dans les industries de pointe et le secteur naval américains en échange d’une réduction par Washington des droits de douane sur les produits sud-coréens, qui passeraient de 25 % à 15 %. Séoul a également profité de ces discussions pour revoir sa coopération nucléaire civile, ouvrant ainsi la voie à la construction de sous-marins à propulsion nucléaire.

Le président Lee a également profité du sommet de l’APEC pour améliorer les relations diplomatiques avec la Chine, tendues depuis le déploiement par les États-Unis du système de défense antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud en 2017. Le président Xi Jinping est devenu le premier dirigeant chinois à se rendre en Corée du Sud depuis onze ans. En janvier 2026, le président Lee a effectué une visite réciproque à Pékin, au cours de laquelle Xi a évoqué la possibilité de lever les restrictions sur les exportations culturelles sud-coréennes.

Le président Lee Jae Myung pose pour une photo avec le président chinois Xi Jinping lors de leur sommet à Pékin, utilisant un smartphone Xiaomi que Xi lui a offert.

Concernant les relations avec le Japon, le président Lee a tenu de nombreuses réunions privées avec le Premier ministre japonais Sanae Takaichi, contrairement aux prédictions pessimistes fondées sur les désaccords passés entre les deux pays, notamment sur le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Lors de leur dernier sommet, le 19 mai dans la province natale de Lee, dans le Gyeongsang du Nord, les deux dirigeants se sont engagés à coopérer en matière de sécurité énergétique, notamment par le biais d’un accord d’échange de pétrole brut.

Selon Park Won-gon, professeur d’études internationales à l’université féminine Ewha, le maintien de cette forme de « diplomatie de navette » entre les deux dirigeants est encourageant car il crée un cadre pour relever les défis.

Les relations avec la Corée du Nord ont suscité des réactions mitigées. Des universitaires américains affirment que la Corée du Sud fait preuve de perspicacité en « menant une politique de coexistence pacifique tout en renforçant ses relations stratégiques avec les États-Unis et le Japon ».

LE THU (Selon le Korea Times)

Source : https://baocantho.com.vn/mot-nam-doi-ngoai-thanh-cong-cua-tong-thong-han-quoc-a205763.html