Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé vendredi que son armée avait progressé encore plus en profondeur au Liban.
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La trêve théoriquement en cours n’y change rien. L’armée israélienne a appelé, samedi 30 mai, la population libanaise à évacuer sept villages du sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien. La plupart de ces villages sont situés à proximité de la ville de Nabatiyé, où deux soldats libanais ont été “grièvement blessés” samedi, “pris pour cible à bord d’un véhicule par un drone israélien hostile”, a déclaré l’armée libanaise dans un communiqué.
Les frappes israéliennes dans le sud du Liban sont quasi quotidiennes malgré la trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, l’armée accusant le Hezbollah de violer le cessez-le-feu. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé vendredi que son armée avait progressé encore plus en profondeur au Liban parallèlement à ses frappes intensives, au moment où les deux pays tenaient à Washington des discussions militaires jugées “constructives” par les Etats-Unis.
Israël a poursuivi ses frappes sur plus de 30 localités dans le sud, certaines proches de la ville millénaire de Tyr, affirmant viser le Hezbollah pro-iranien. Ces frappes ont fait 11 morts dans trois localités de la région de Tyr vendredi, dont un secouriste et un ressortissant syrien, et blessé huit autres, dont un autre secouriste, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à au moins 121 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre le 2 mars.
Le Hezbollah a revendiqué pour sa part plusieurs attaques contre des cibles militaires en Israël, près de la frontière avec le Liban.






