Le département d’Okinawa, dans le sud-ouest du Japon, a observé mardi une journée de commémoration des 81 ans de la fin de la bataille d’Okinawa, qui a fait plus de 200 000 morts.
Chaque année, une cérémonie a lieu au parc commémoratif de la paix de la ville d’Itoman le 23 juin, jour où le département commémore la fin des combats menés par l’armée impériale japonaise (aujourd’hui dissoute).
Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, de violents combats terrestres impliquant des civils ont coûté la vie à environ une personne sur quatre dans le département.
Le nombre de survivants qui peuvent encore témoigner de leur expérience durant la bataille diminue chaque année. Un groupe de réflexion basé à Okinawa estime que moins de 8 % de la population du département a survécu à la guerre.
La population explore les moyens de transmettre le souvenir de la bataille. Les familles des survivants ont choisi de partager leurs témoignages, et les enseignants encouragent les élèves à faire des recherches sur l’histoire locale et les expériences familiales.
En revanche, environ 70 % des installations militaires américaines au Japon sont concentrées à Okinawa, et elles continuent de peser lourdement sur la vie locale.
Le rôle d’Okinawa dans la sécurité nationale du Japon s’accentue, et les capacités de défense des îles Nansei, qui englobent un chapelet d’îles isolées du sud-ouest du Japon, dont Okinawa, continuent d’être renforcées.
Les survivants de la bataille d’Okinawa veulent que les gens aient des opportunités de s’informer sur la tragédie de la guerre et sur la valeur inestimable de la paix.




