Josiane Balasko, connue pour ses rôles cultes et ses talents de réalisatrice, partage actuellement l'affiche de la pièce “Ça, c'est l'amour” au Théâtre des Bouffes Parisiens aux côtés de sa fille. Invitée par Mouloud Achour ce mercredi 29 avril, elle a profité de cet instant pour rendre hommage à Claude Berri, l'homme qui avait notamment financé le succès mondial Gazon maudit. Si elle garde une affection réelle pour celui qu'elle décrit comme un grand amoureux du cinéma qui “était prêt à tout pour produire un film dans lequel il croyait“, elle n'oublie pas pour autant leurs frictions. Selon elle, le producteur avait un tempérament bien trempé qui menait régulièrement à des échanges électriques.
“Il n'a pas voulu produire le film” : le long-métrage de la discorde entre Balasko et Berri
Le point de rupture entre les deux collaborateurs est survenu lors du projet du film Cliente. Ce long-métrage mettait en scène Nathalie Baye dans la peau d'une femme sollicitant les services de travailleurs du sexe. Claude Berri avait alors opposé un refus catégorique à la production de ce scénario audacieux. “Il n'a pas voulu produire le film Cliente. Il était assez vieux jeu“, explique la membre de la troupe du Splendid.
“Il trouvait l'idée d'une femme qui paie pour avoir des relations sexuelles épouvantable. Alors on s'était engueulés“, raconte-elle sur le plateau de l'émission. C'est cette divergence de vision qui a provoqué un conflit entre l'actrice et son producteur à l'époque. Malgré ce clash, la comédienne ne nourrit aujourd'hui aucune amertume envers lui. Elle préfère retenir son professionnalisme et son dévouement pour les Å“uvres auxquelles il croyait fermement.
“Un vrai producteur” : l'hommage touchant de Josiane Balasko à Claude Berri
“À la fois, il était un vrai producteur. Je pense qu'aujourd'hui le cinéma est surtout produit par des gens qui sortent des écoles de commerce”, balance l'actrice. À ses yeux, Claude Berri représentait une forme de production viscérale où l'instinct comptait plus que les feuilles de calcul. “Lui, il était prêt à tout donner pour produire un film dans lequel il croyait”, insiste-t-elle.
Cette complicité singulière a marqué l'histoire des César en l'an 2000 lors d'une séquence devenue célèbre. Alors qu'elle recevait le prix d'honneur, la comédienne avait embrassé Claude Berri sur la bouche devant une salle conquise. Interrogée par Mouloud Achour sur ce geste spontané, Josiane Balasko a simplement admis que cela l'amusait beaucoup de bousculer les codes. Elle garde ainsi le souvenir d'un homme exigeant avec qui travailler fut, malgré les tempêtes, un immense bonheur.





