Philippe Foro parlera de la République italienne vendredi
Le cinéma la Strada de Decazeville a le plaisir d'accueillir deux talentueux musiciens : Daniel Alogues (trompette, chant et arrangements) et Guy Messinèse (piano, clavier, accordéon), dimanche 21 juin, 17 h 30, dans le cadre de la fête de la Musique. Ce duo reconnu jouera en direct sur grand écran des morceaux d'anthologie de célèbres compositeurs tels que M. Legrand, E. Morricone, N. Rota, Hans Zimmer, J. Barry, etc., un pur bonheur.
Ces arrangements musicaux cultes seront accompagnés par les images des films défilant derrière eux. Ce concert unique promet de raviver des beaux souvenirs et d'en créer de nouveaux.
Durée : 1 h 20 environ ; tarif unique : 6 €.
Le comité de jumelage Coazze-Decazeville vous invite ce vendredi 19 juin, à 20 heures, à gauche de l'entrée principale du Laminoir, pour la conférence de Philippe Foro, historien, spécialiste de l'Italie.
Ce professeur émérite est désormais bien connu du jumelage avec lequel il chemine depuis de longues années, viendra vous éclairer sur une commémoration importante pour nos amis italiens : celle des quatre-vingts ans de leur République italienne.
Ce 2 juin, à Rome, place du Quirinale, en présence notamment de l'actrice et réalisatrice du célèbre film “Il reste encore demain” (vu à La Strada), ont été célébrés ces 80 ans.
Un hommage a été rendu à certaines personnalités : Irma Bandiera, aveuglée et fusillée à 29 ans car partisane ; Tina Anselmi, partisane à 17 ans ; Teresa Vergalli, partisane à 16 ans. Nilde Iotti et Teresa Mattei, partisanes en lutte puis mères constituantes. “Des noms pour rappeler que la République n'était pas tombée du ciel mais avait été construite par des femmes et des hommes issus de la lutte partisane de la Résistance qui l'ont payée par la prison, la torture, la vie ! Mais qu'elle est née d'un bulletin de vote plié dans un isoloir, d'un geste à la fois simple et révolutionnaire ; du vote d'un peuple qui sortait épuisé de la guerre, de la dictature, de la faim et du deuil. Et elle est née, pour la première fois, du vote des femmes qui se sont rendues aux urnes les 2 et 3 juin 1946 pour participer à part entière au choix entre la monarchie et la République et à l'élection de l'Assemblée constituante. Enfin, au moins là -bas, leur voix avait le même poids que celle de n'importe qui d'autre. Philippe Foro va nous éclairer sur tout cela”, explique Monique Marchandot, la présidente du comité du jumelage italien.






