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Ligue des champions : le PSG serein et concentré à dix jours de la finale

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La grisaille de mai s'est effacée au profit du soleil, teinté çà et là de voilures grises. Comme si le ciel désirait enfin se montrer clément, à mesure que la bataille approche ; un calme trompeur avant la tempête de Budapest. Ce mercredi 20 mai, le mercure dépasse les 20 °C au Campus PSG à Poissy (Yvelines), rafraîchi par une légère brise. Pour les joueurs, les conditions sont parfaites afin de répéter leurs gammes à dix jours de la finale de la Ligue des champions contre Arsenal, le 30 mai prochain.

Cet après-midi, ils ont enchaîné les ateliers techniques à faible intensité pendant une petite heure : courses balle au pied, combinaisons de passes, oppositions à 7 contre 7 dans le rond central. Les Parisiens ont foulé le terrain sans Ousmane Dembélé, ménagé après un choc au mollet subi contre le Paris FC samedi dernier (défaite 1-2), ni Achraf Hakimi et Quentin Ndjantou, qui se sont entraînés à part. Lucas Chevalier, Nuno Mendes et Willian Pacho étaient bien présents. L'ambiance est au beau fixe, les joueurs plaisantent entre deux exercices.

Repos avant la finale

La sérénité semble d'ailleurs être le maître-mot du groupe. « C'est important de décompresser avant une finale, glisse Luis Enrique en conférence de presse. Les joueurs doivent arriver au Campus heureux, ils se sentent chanceux d'être ici et profitent. On est une petite famille ». Souriant, détendu, le technicien espagnol s'est laissé aller à quelques facéties, répondant à la même question en français, en anglais et en espagnol.

« C'est une finale, mais il faut qu'on l'aborde comme un match de football, sans se mettre de pression supplémentaire », confie Désiré Doué à la sortie de l'entraînement. Devant la presse, Luis Enrique a martelé la vertu du « repos ». Contrairement à l'année dernière, les Parisiens n'ont pas de finale de Coupe de France à jouer, et leur entraîneur leur a imposé des jours de récupération avec leurs proches.

« L'esprit d'équipe est au maximum »

Car les attentes sont au niveau de la meilleure équipe d'Europe de ces deux dernières saisons : immenses. « On a eu des hauts et des bas, tout le monde voulait battre le champion en titre », résume Lucas Hernandez. Devant la pression, le collectif prend le dessus, comme sur le terrain. « L'esprit d'équipe est au maximum », affirme l'international Portugais Nuno Mendes, quand Luis Enrique, plus militaire, évoque un « esprit de corps ». De retour de blessure, le latéral portugais a quant à lui rassuré, malgré une séance plus courte : « Ça fait partie de l'entraînement. Je me sens bien », a-t-il déclaré.

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La défaite chez le voisin du Paris FC lors de la dernière journée de Ligue 1 dimanche dernier est anecdotique, le PSG s'étant déjà assuré le titre sur la pelouse du RC Lens, son dauphin, quelques jours plus tôt. On le comprendra, les joueurs avaient la tête ailleurs, le regard déjà tourné vers la Puskás Arena de Budapest et le duel à venir contre Arsenal.

Tout frais vainqueurs de la Premier League, une première depuis 2004, les Gunners s'avancent forts de leur défense intraitable. « C'est sans doute la meilleure équipe du monde sans ballon » concède Luis Enrique. Les vagues parisiennes, qui forment la meilleure attaque de la C1 cette saison (44 buts marqués) devront percer les récifs de la meilleure défense (6 buts encaissés seulement). Paris compte sur son triangle offensif magique, Doué, Khvicha Kvaratskhelia et, donc, Ousmane Dembélé. « Aucune inquiétude » pour le Ballon d'or 2025 dixit l'ancien coach du FC Barcelone, malgré son absence du terrain ce mercredi. L’intéressé a assuré qu’il serait du voyage, au micro de RMC cet après-midi : « Être à 100% pour la finale? Oui, oui, je pense, oui ça va le faire ».

Sur les sentiers de la gloire européenne l'an passé, le PSG avait croisé le fer avec le club londonien en demi-finales. Ce furent deux victoires au forceps (2-1 et 1-0), qui lui ouvrirent la route de l'Allianz Arena de Munich, face à l'Inter Milan. La suite, chacun la connaît (victoire 5-0). « On vit ça de la même manière que l'an dernier, mais on est conscients qu'on peut écrire une nouvelle page », souffle Lucas Hernandez. Ne reste qu'à reproduire la symphonie en cinq majeurs de l'an passé.