A l’issue de son premier match dans un tableau principal en Grand Chelem, la joueuse de 17 ans a été logiquement éliminée par la 18e mondiale Sorana Cirstea, dimanche.
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L’an passé, elle était apparue sur la terre battue parisienne comme paralysée par le poids des attentes, lors des qualifications de Roland-Garros. Étiquetée depuis plusieurs années comme la future pépite du tennis tricolore, Ksenia Efremova a affiché un autre visage sur le court Suzanne-Lenglen, dimanche 24 mai. La première à inscrire un coup gagnant, la première à breaker, toujours combative même largement menée. Invitée à participer à son premier tableau principal d’un Grand Chelem senior, la Française de 17 ans, 623e mondiale, s’est logiquement inclinée (6-3, 6-1) face à la Roumaine Sorana Cirstea, de dix-neuf ans son aînée et 18e mondiale.
Ksenia Efremova n’a pas tenu la distance face à une joueuse qui connaît sa meilleure saison à l’aube de sa retraite (fin 2026), mais elle repart avec une expérience nouvelle en poche et quatre jeux empochés face une joueuse du top 20. “J’ai baissé l’intensité de la frappe de balle de 5% et elle est revenue facilement car elle a beaucoup d’expérience, a analysé la Française en conférence de presse. C’est dommage, mais il faut apprendre.”
L’an passé, alors invitée en qualifications, la Russe de naissance – elle a été naturalisée en 2023 – avait totalement manqué son entame de match (battue 6-1, 7-5). “Dans le premier set, j’étais trop stressée, je n’arrivais pas à mettre la même intensité qu’à l'entraînement”, confiait-elle à l’époque. Dans sa tunique rose pâle, et sous les yeux de Pauline Parmentier (responsable des filles de 15 à 18 ans à la Fédération française de tennis) et d’Ivan Ljubicic (responsable du haut niveau), elle a, cette fois, attaqué pied au plancher.
“Je n’étais pas stressée. J’ai joué mon tennis, à mon niveau. Avec le public, c’était cool. J’entendais les ‘Allez Ksenia’. J’ai kiffé. J’en ai profité car c’est mon premier Grand Chelem pro et il faut profiter. Et j’espère rejouer ici”, a retracé la numéro 1 mondiale junior. Les progrès sont évidents depuis son premier passage porte d’Auteuil, illustrés par un sacre à l’Open d’Australie 2026 et son premier succès sur le circuit WTA lors des qualifications du Masters 1000 de Madrid, où elle a été invitée fin avril.
Elle a aussi changé d’entraîneur, passant sous les ordres du Français Emmanuel Planque, ancien coach notamment de Giovanni Mpetshi Perricard ou encore de Lucas Pouille. Avec lui, la jeune femme a confié apprendre à essayer “d’être plus agressive, d’accélérer la balle” et surtout “de changer d’état d’esprit”, “de se calmer sur le terrain”. “Ce n’est pas facile mais j’essaye toujours, tous les jours, de faire le mieux possible.” Dimanche, devant les tribunes peu garnies du court Suzanne-Lenglen, Ksenia Efremova a montré très peu de signes d’agacement, roulant parfois des yeux d’impuissance face à son clan, mais restant concentrée jusqu’au bout.
Sûre d’elle, elle a affirmé “pouvoir battre” Sorana Cirstea avant son entrée en lice. Après sa défaite, elle a assuré encore “n’être vraiment pas loin” : “Il faut encore des expériences, améliorer des choses et travailler beaucoup.” Avant de retourner sur le circuit secondaire pour engranger des points et s’approcher du top 100, elle restera porte d’Auteuil pour jouer le double, avec sa compatriote Eleejah Inisan (17 ans). Et surtout, elle espère s’imposer en simple… chez les juniors.


