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Roland-Garros.  Chaque jour, elle est meilleure que la veille … comment Loïs Boisson appréhende la suite

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« Les derniers jours d'entraînement étaient vraiment positifs mais l'entame de match a été trop difficile. Loïs est partie un peu en retard », rembobine son préparateur Sébastien Durand, présent dans son box pour la soutenir. « Physiquement, elle a répondu présent. Les choses pouvaient tourner mais il lui manque encore des automatismes de jeu, des habitudes de frappe, pour choisir le bon coup au bon moment. »

« Même pas un mois qu'elle est à 100% »

Blessée depuis septembre avant une reprise sur terre poussive, avec un seul succès en cinq rencontres, la n°1 française pouvait-elle faire beaucoup mieux ? « On savait que ce n'était pas la préparation idéale. Cela ne fait même pas un mois qu'elle est à 100%, juge Durand. S'il fallait s'arrêter autant de temps avant de pouvoir être performant, ça se saurait. »

Le coup n'en reste pas moins rude pour la Française de 23 ans, qui nourrissait de grandes ambitions pour 2026, « sa première vraie année sur le circuit ». Elle va devoir digérer la perte de 770 points WTA et une vertigineuse chute jusqu'aux alentours de la 150e place mondiale. Un retour à la case départ, ou presque.

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Assurée de participer aux trois prochains Majeurs

Privée de compétition pendant sept mois, Boisson va en effet pouvoir bénéficier de son classement protégé (38e). Il lui permettra de prendre part, d'ici avril 2027, à huit tournois de son choix. Et donc potentiellement, à l'US Open fin août puis si besoin, à l'Open d'Australie mi-janvier.

Elle n'aura en revanche pas à l'utiliser dans un mois pour Wimbledon, le cut étant déjà tombé il y a une semaine. Après quelques jours de repos, la Dijonnaise va pouvoir lancer sa saison sur gazon avec l'assurance, sauf énième pépin physique, de découvrir le Grand Chelem londonien. « Loïs n'a pas beaucoup d'expérience sur cette surface (un seul match officiel, l'an dernier en qualifications, ndlr), qui nécessite des adaptations. Il va falloir accepter que ça prenne un peu de temps », tempère Sébastien Durand.

Le coach annécien, qui a accompagné pendant deux ans une certaine Serena Williams, reste persuadé que sa jeune joueuse saura rebondir. « Par rapport à l'an dernier, elle n'a pas changé. Elle est toujours la même, rigoureuse et extrêmement déterminée. Chaque jour, elle est meilleure que la veille. Et ça fait quatre à six semaines que ça dure. »