L’Iran a annoncé avoir visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington. La CGT des officiers de la marine marchande rappelle jeudi, sur franceinfo, que “40 marins civils sont décédés” depuis le début du conflit.
Publié
Temps de lecture : 1min
/2026/06/11/6a2adcc83a0a9970169772.jpg)
Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande, dénonce jeudi 11 juin sur franceinfo des faits “extrêmement graves” après une nouvelle nuit de bombardements américains en Iran, auxquels Téhéran a riposté en frappant ses voisins du Golfe et la Jordanie. L’Iran a annoncé la fermeture totale du détroit d’Ormuz “jusqu’à nouvel ordre”. Donald Trump a juré jeudi de frapper “très fort” l’Iran dans la soirée et a menacé d’une prise de contrôle de ses sites pétroliers, après de nouvelles frappes des deux camps dans la nuit. “Si il y avait des menaces sur des sites auprès desquels les navires français seraient trop proches, évidemment qu'il faudrait évacuer ces navires”, prévient Emmanuel Chalard.
“Les appels des institutions internationales et des fédérations, des syndicats maritimes ne sont pas entendus”, déplore Emmanuel Chalard qui rappelle que “40 marins civils sont décédés” depuis le début du conflit au Moyen-Orient, “essentiellement des marins indiens qui sont les plus touchés”. “Ces dernières frappes sont particulièrement violentes puisque ce sont des avions qui ont directement visé avec des missiles des navires civils”, regrette le secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande qui dénonce des attaques “disproportionnées” et “inadmissibles”.
Emmanuel Chalard explique que les marins français qui sont actuellement dans la région sont “en sécurité” dans les eaux territoriales des pays du Golf mais il décrit une “protection relative” car “cela reste une zone qui a été classifiée zone de guerre”. Une cellule de crise est à leur disposition pour avoir “un soutien psychologique voire médical” et “le ravitaillement se fait correctement”, selon lui. Toutefois, il affirme que “la situation devient très critique pour avoir des volontaires” et qu’il est “difficile de trouver des marins” pour assurer la relève.







