Le président américain a affirmé dimanche que le détroit d’Ormuz allait rouvrir, tandis que Téhéran a confirmé “la fin immédiate” de la guerre, “y compris au Liban”.
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Ce devait être imminent, d’après les annonces répétées de Donald Trump. C’est finalement le Premier ministre du Pakistan, pays médiateur des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, qui a déclaré que Washington et Téhéran étaient parvenus à un accord de paix, dimanche 14 juin. “Les deux parties ont déclaré l’arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban”, a affirmé Shehbaz Sharif sur X. Le Premier ministre pakistanais a précisé que “la cérémonie officielle de signature aura lieu le vendredi 19 juin en Suisse”.
L’accord “est désormais finalisé”, a peu après écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. “Par conséquent j’autorise pleinement la réouverture sans frais du détroit d’Ormuz et, simultanément, j’autorise la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !”, a-t-il ajouté.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré à la télévision d’Etat iranienne que l’accord avec les Etats-Unis mettait “fin immédiatement à la guerre”, “y compris au Liban”. L’Iran a “imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre”, s’est félicité pour sa part l’état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.
“Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en Å“uvre (de l’accord) jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature”, a écrit Shehbaz Sharif, médiateur de la guerre au Moyen-Orient qui dure depuis le 28 février.
L’accord prévoit “la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban”, a complété sur la télévision d’Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. “Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif”, a-t-il précisé, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir : la levée des sanctions contre l’Iran, la question du nucléaire, la “reconstruction” et “le développement économique” du pays, ainsi que “la mise en place d’un mécanisme de suivi” des engagements pris.
L’agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d’un texte, qui n’a pas été confirmé officiellement, selon lequel l’accord prévoit “le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours”, dont la moitié avant le début des pourparlers. Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué qu’un volet des négociations porte sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium, et a laissé entendre qu’un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.
Peu de temps avant l’annonce de l’accord, la plus haute instance de sécurité de l’Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, avait pourtant averti sur X d’une réponse “imminente” à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire.


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