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Ce sites historiques et culturels veulent quitter la liste du patrimoine mondial de l'Unesco : voici pourquoi

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C'est un label qui loue « une valeur universelle exceptionnelle » d'un site historique ou culturel. Cela signifie que le bien a une importance tellement exceptionnelle qu'elle transcende les frontières nationales et qu'elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l'ensemble de l'humanité », précise même l'Unesco. La France, par exemple, comptait, en 2025, 54 biens inscrits au patrimoine mondial, dont 45 biens culturels, 7 biens naturels et 2 biens mixtes. Pourtant, pour certains pays, cette inscription ressemble plus à un fardeau, comme l'explique la BBC.

Une valeur patrimoniale à préserver

“La liste du patrimoine mondial est née, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, d'une volonté de protéger les sites culturels et naturels d'importance menacés par les conflits, l'industrialisation et la modernitéâ€, rappelle la BBC.

« L'Unesco est l'un des organismes les plus influents au monde en matière de protection du patrimoine », ajoute le Courrier international. La liste compte désormais 1 248 sites répartis dans 170 pays. Parmi eux, on retrouve notamment le Machu Picchu et la Grande Muraille de Chine. Cette inscription permet de bénéficier de financements internationaux pour le bien et la conservation du site en question.

« Le credo de l'Unesco repose sur le patrimoine commun, sa conservation, sa célébration et sa reconnaissance comme une réalisation de l'humanité », déclare John H Stubbs, spécialiste de la préservation et ancien vice-président du World Monuments Fund interrogé par la BBC.

Le danger du surtourisme

Mais selon le média britannique, « de nombreux sites patrimoniaux modernes se confondent désormais avec des communautés où vivent et travaillent encore des habitants », et de citer Venise ou encore Lijiang, en Chine, qui sont devenues « des villes musées » au détriment des populations locales.

Autre inconvénient cité : l'essor des réseaux sociaux et du surtourisme. « Les réseaux sociaux ont considérablement accéléré la pression touristique. Avant l'avènement de plateformes comme TikTok et Instagram, les voyageurs consultaient principalement des guides touristiques ou les informations officielles. « Désormais, on suit de plus en plus d'autres touristes », détaille un spécialiste.

Est-il possible de se retirer de la liste ?

« Plusieurs sites tels que le village slovaque de Vlkolinec, connu pour ses habitations typiques des Carpates particulièrement bien conservées, ou la zone de conservation de Ngorongoro, en Tanzanie, militent pour leur désinscription de la fameuse liste », détaille le Courrier international.

À ce jour, l'Unesco n'a retiré que trois sites de la liste du patrimoine mondial, et à chaque fois, le problème était lié à la conservation. En 2007, le sanctuaire de l'oryx d'Arabie a été le tout premier site à être déclassé après qu'Oman a considérablement réduit la superficie censée être protégée pour valoriser ses projets d'exploration pétrolière.

En 2009, le sanctuaire a été suivi par la vallée de l'Elbe à Dresde, en Allemagne, qui a perdu son statut à la suite de la construction d'un pont qui a trop modifié le paysage. Enfin, en 2021, la Cité maritime et commerciale de Liverpool, en Angleterre, a été retirée de la liste après des désaccords à propos du réaménagement du front de mer. La BBC précise que « cette dernière a continué d'attirer des visiteurs », malgré son retrait.

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