Je m’abonne à la newsletter « Infos »
Une signature historique. Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance, mercredi 17 juin, le protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions de Washington.Â
Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d’un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.Â
L’Iran et les Etats-Unis “s’engagent à négocier et à conclure l’accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d’un commun accord”. L’accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU.
>> EN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump a signé un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit, suivez l’évolution de la situation
Encadrement du programme nucléaire iranien
L'Iran réaffirme qu'il “ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires”. Le texte précise aussi que le devenir de l'uranium enrichi déjà accumulé par Téhéran sera tranché “selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement”, avec, au minimum, “une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA”, l'Agence internationale de l'énergie atomique.Â
Dans l'attente d'un accord définitif, l'Iran assure qu'il “maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire”. De leur côté, les États-Unis s'engagent à ce stade à “n'imposer aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région”.
Le Liban inclut dans l’accord
Le protocole d’accord, qui inclut le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France, a indiqué à l’AFP un responsable américain. Les Etats-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs “déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban”.
Ils s’engagent “à ne pas initier de guerre ou d’opération militaire l’un contre l’autre et à s’abstenir de la menace ou de l’usage de la force l’un contre l’autre, tout en garantissant l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban”.
Fin des sanctions sur la vente de pétrole iranien et levée du blocus
Le texte du protocole d’accord prévoit que les États-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien. Ils s’engagent également à lever l’ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d’un accord définitif, au terme d’une période de négociations de 60 jours.Â
Les États-Unis commenceront “immédiatement” à lever le blocus des ports iraniens instauré le 13 avril, avec une suppression totale prévue sous 30 jours. Washington promet aussi de retirer ses forces stationnées aux abords de l'Iran dans les 30 jours suivant la conclusion d'un accord définitif.
La réouverture du détroit d’Ormuz
L'Iran s'engage à garantir, pendant 60 jours et sans frais, la sécurité du passage des navires commerciaux entre le golfe Persique et la mer d'Oman. Le trafic maritime commercial doit reprendre immédiatement, avec un retour complet à la normale sous 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.
Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d’un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens “en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique)”, a souligné ce responsable, voulant y voir une “victoire majeure” pour Washington.Â
Un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction
Les États-Unis s’engagent par ailleurs, en cas d’accord définitif, à faciliter “avec leurs partenaires régionaux”, notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.Â
L’Iran a publié mercredi de son côté le texte de l’accord, via l’agence de presse gouvernementale Irna. Les pays membres du G7, réunis en France pour un sommet, ont salué dans une déclaration commune “une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques”.Â
Éviter les “ingérences” extérieures
La Chine a de son côté estimé “essentiel” que “toutes les parties” appliquent scrupuleusement cet accord et évitent les “ingérences” extérieures, lors d’un entretien téléphonique de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, selon Pékin.Â
Le chef de la diplomatie chinoise, dont le pays est largement dépendant des importations de pétrole du Golfe, a insisté sur la nécessité que la navigation dans le détroit d’Ormuz soit “correctement gérée, en répondant avec prudence aux vives préoccupations de la communauté internationale”.Â
Les cours du pétrole ont terminé en légère progression mercredi, les opérateurs se montrant prudents quant à la signature du protocole d’accord, le Brent, référence mondiale du brut, progressant de 0,75 %, à 79,55 dollars le baril.Â
L'actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.
Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l’actualité au quotidien
S'abonner à la Newsletter RTL Info
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée


/2026/06/17/6a330e69edca4013396272.jpg)
