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Piennes. Au club de self-défense, on apprend à maîtriser sa force et retrouver la confiance

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Dans les coulisses du club de self-défense de Piennes , l'ambiance est à la fois familiale et rigoureuse. À la tête de l'association : Jean Calvo. À 66 ans, ce passionné affiche un compteur impressionnant de cinquante années dédiées aux arts martiaux. Du judo au karaté, en passant par le sambo, le président instructeur a mis toute son expérience au service d'une discipline axée sur la réalité du terrain : la self-défense.

« Apprendre à se débrouiller dans la rue »

Inspiré du jujitsu et d'autres sports de combat, la self-défense se pratique sur tatami mais ne nécessite pas de kimono. « L'objectif est d'apprendre à se débrouiller dans la rue, sans pouvoir saisir les vêtements », explique Jean Calvo. On y enseigne des projections, des clés articulaires et des techniques de boxe, mais aussi l'art d'utiliser les objets du quotidien – des clés de voiture à un simple portefeuille – pour se protéger. Car s'il peut être plus judicieux pour certains de fuir une attaque, « moi, à mon âge, je n'en aurais pas le cardio et la vigueur. Donc je n'aurais d'autre choix que de me défendre », confie le président.

Le club accueille tous les profils et adapte sa pédagogie. « Pour les tempéraments timides, la self-défense aide à prendre confiance. » Pour les gabarits plus impressionnants, l'enjeu est inverse : « On leur apprend à se canaliser pour ne pas employer leur force brute et maîtriser leur impact. »

Les premières ceintures noires

Bien que le club ait par le passé formé plusieurs champions de France chez les jeunes, la compétition a été mise de côté pour se concentrer sur la transmission. En cette fin de semaine, le club a organisé son tout premier examen officiel pour la prestigieuse ceinture noire. « Normalement on ne passe pas de ceinture noire dans cette discipline, mais on s'est dit que ça pouvait être intéressant de le proposer pour attirer de nouveaux adhérents. »

Un engagement local malgré les défis

Faire vivre une association d'arts martiaux est un défi quotidien. Avec un effectif réduit à cinq licenciés réguliers après plusieurs vagues de départs au cours de l'année, le club doit aussi composer avec un budget serré. Pour s'équiper, le système D prévaut, notamment pour l'achat de tatamis d'occasion.

Refusant de s'isoler, le club s'investit pleinement dans la vie de la commune. Après le succès de ses démonstrations participatives lors de la dernière braderie et des festivités du 14 juillet.