DÉCRYPTAGE – Deux mois après Les Rayons et les Ombres, le Festival de Cannes projette quatre films sur la période. Un travail de mémoire qui privilégie la nuance et sonde le cÅ“ur des héros comme des collabos.
Elle ne fait vraiment pas ses 80 ans. La Seconde Guerre mondiale revient ces jours-ci à l'écran avec des blindés brillants de soleil, des petits soldats et des grands hommes. Cela faisait longtemps que le conflit n'avait été représenté avec de tels moyens. Environ 70 millions d'euros ont été déboursés pour les deux volets de La Bataille de Gaulle  - titre curieux – dont les festivaliers ont découvert le premier épisode mercredi soir. Deux semaines avant le reste de l'Hexagone. Le plus illustre des Français, incarné par Simon Abkarian, a foulé le tapis rouge non loin du général KÅ“nig (Benoît Magimel) et du maréchal Leclerc (Niels Schneider).
Cet état-major incarne la nouvelle vague de films consacrés à la période et projetés au Festival de Cannes. Moulin, de Laszlo Nemes, y illustre le calvaire du préfet qui refusa de céder à Klaus Barbie, Notre Salut, d'Emmanuel Marre, explore la machine vichyste, et La Troisième Nuit, de Daniel Auteuil, relate le sauvetage de jeunes Juifs en 1942. Le bon…




