Reflet de l’évolution de la pensée et de la position de politique étrangère du Vietnam dans la nouvelle ère.
Il convient avant tout d’affirmer que le discours prononcé par le secrétaire général et président To Lam lors du 23e Dialogue de Shangri-La a concrétisé la position du Parti communiste vietnamien, exprimée lors du 14e Congrès national, sur la politique étrangère : « Contribuer activement et de manière proactive à la paix, à l’amitié, à la coopération et au développement durable, dans un esprit d’amitié, de fiabilité et de responsabilité au sein de la communauté internationale ; participer activement et de manière responsable à la résolution des problèmes régionaux et internationaux communs. » Ce discours ne porte pas uniquement sur la sécurité régionale, mais reflète également l’évolution de la pensée et de la position du Vietnam en matière de politique étrangère dans cette nouvelle ère. “rejoindre” à la « création proactive ».

Dans cette nouvelle phase, le Vietnam n’apparaît plus seulement comme un pays participant aux règles internationales et s’y adaptant, mais aspire à devenir une entité responsable, contribuant à façonner les règles et les structures régionales.
Dans son discours, le secrétaire général et président To Lam a non seulement analysé les défis mondiaux, reflétés dans trois crises fondamentales : la crise de l’ordre international, la crise du modèle de développement et la crise de la confiance stratégique, mais a également formulé des propositions concrètes sur le renforcement de la confiance, la diplomatie préventive, le rôle de l’ASEAN, la gouvernance des nouvelles technologies et le renforcement du droit international.

Cela montre que le Vietnam souhaite passer d’une position de « participant » à celle d’« acteur » ; non seulement réagir aux changements internationaux, mais aussi contribuer à façonner la manière dont ces problèmes sont résolus. C’est la manifestation d’une nation qui affiche une confiance stratégique accrue après 40 ans de réformes et d’intégration.
Ce message témoigne de la maturation de la diplomatie vietnamienne, qui évolue de l'« intégration internationale » à la « contribution à la gouvernance régionale et mondiale ». Il affirme un Vietnam qui passe d'une approche d'« intégration pour le développement » à une approche proactive de « création d'un environnement propice au développement ». Le Vietnam ambitionne de devenir un acteur du dialogue, de renforcer la confiance stratégique, de protéger le droit international et de contribuer à l'avènement d'un ordre régional plus pacifique, stable et inclusif. Cette évolution illustre non seulement une nouvelle vision de la politique étrangère, mais aussi le rôle de plus en plus important que joue le Vietnam dans la structure de sécurité et de développement de la région Asie-Pacifique.
Présentation d’un concept de sécurité complet et moderne.
Ouvrant son discours sur le thème « Construire activement la paix, la stabilité et le développement dans un monde instable », le secrétaire général et président To Lam a mis l’accent sur trois crises majeures qui affectent le monde actuel : la crise de l’ordre international, la crise du modèle de développement et la crise de la confiance stratégique. Il a proposé de renforcer le droit international, le dialogue, la transparence, la coopération concrète et de s’engager activement dans la construction de la paix. Tel est le nouveau message de la politique étrangère vietnamienne, que l’on peut résumer ainsi :
Premièrement, cela confirme le passage de la « participation » à la « construction active ». Auparavant, le Vietnam était principalement perçu comme une nation s’intégrant à l’échelle internationale, participant à des mécanismes régionaux et mondiaux pour protéger un environnement pacifique propice au développement ; désormais, le Vietnam n’est plus seulement un participant s’adaptant aux règles internationales, mais aspire également à contribuer à l’élaboration et à la mise en place de règles, de normes et de mécanismes de gouvernance régionaux et mondiaux.

Cela est démontré par le fait que le secrétaire général et président To Lam a présenté des initiatives sur la gouvernance de la sécurité régionale, a souligné le rôle de la diplomatie préventive, a proposé des mécanismes pour instaurer une confiance stratégique et a participé à des discussions sur des questions émergentes telles que l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, la protection des infrastructures numériques et les chaînes d’approvisionnement mondiales…
Deuxièmement, il a présenté une conception globale et moderne de la sécurité. Dans son discours, le secrétaire général et président To Lam a analysé que la sécurité, la paix et le développement sont des éléments intrinsèquement liés, et non pas que la sécurité est envisagée uniquement sous l’angle militaire.
Le droit international constitue donc le fondement permettant aux nations d’agir sur un pied d’égalité, de respecter la souveraineté, de résoudre pacifiquement les différends et de limiter le recours à la force . La confiance stratégique se manifeste lorsque les nations respectent le droit international et leurs engagements communs ; elle renforce la confiance, réduit la méfiance, minimise les risques de conflit et favorise la coopération. L’instauration d’une confiance stratégique crée un environnement pacifique et stable, permettant aux nations de concentrer leurs ressources sur la coopération et le développement plutôt que sur la confrontation. La paix et la stabilité sont des conditions essentielles pour attirer les investissements, promouvoir la croissance économique, garantir le bien-être social et atteindre les objectifs de développement durable .
Cela reflète également la nouvelle vision de la sécurité du secrétaire général et président To Lam, qui consiste à passer d’une approche fondée sur la force pour assurer la sécurité à une approche fondée sur le respect du droit international, l’établissement d’une confiance stratégique, le maintien de la paix et de la stabilité, et le développement durable comme objectif ultime.
On peut dire que le message du secrétaire général et président To Lam lors du 23e Dialogue de Shangri-La témoigne d’une nouvelle évolution dans la pensée de la politique étrangère vietnamienne, comme en témoignent les points suivants :
Premièrement , nous devons passer d’une simple participation à une action concrète pour façonner l’environnement régional et international.
Deuxièmement , nous devrions considérer la paix, la stabilité et le développement comme un tout intégré, lié à la confiance stratégique et au droit international.
Troisièmement , elle affirme une politique étrangère indépendante, autonome, multilatérale et diversifiée.
Quatrièmement , elle reflète la tendance à la « diplomatie constructive », renforçant le rôle et la position du Vietnam dans la gouvernance régionale et mondiale.
D’un point de vue de théorie politique, la cinquième année peut être considérée comme la concrétisation et le développement de la pensée du Parti en matière de politique étrangère, passant de la devise « contribuer activement et de manière proactive à la paix, à l’amitié, à la coopération et au développement durable » du 14e Congrès du Parti à une orientation plus élevée de « contribuer activement à , construire et participer à façonner l’ordre régional et mondial » dans la nouvelle période.
Source : https://daibieunhandan.vn/phat-bieu-dan-de-cua-tong-bi-thu-chu-tich-nuoc-to-lam-tai-doi-thoai-shangri-la-lan-thu-23-khang-dinh-xu-huong-ngoai-giao-kien-tao-nang-cao-vai-tro-vi-the-cua-viet-nam-trong-quan-tri-khu-vuc-va-toan-cau-10419051.html





