
Le président sud-coréen Lee Jae Myung et le président américain Donald Trump au sommet du G7 à Évian. Photo : Yahoo.
Lors d’une conférence de presse le 19 juin, évoquant les résultats de son voyage en Europe, le président sud-coréen Lee Jae-myung a partagé des détails de sa conversation privée avec le dirigeant américain Donald Trump lors du dîner officiel du sommet du G7 qui s’est tenu à Évian-les-Bains, en France.
Selon le chef d’État sud-coréen, le président Donald Trump a pris l’initiative d’aborder la question des relations avec Pyongyang et a déclaré : « Il est temps de nous pencher sur le dossier nord-coréen. » Le dirigeant américain a également déploré que les parties concernées n’aient pas pris les mesures préventives nécessaires avant que la Corée du Nord n’acquière son arsenal nucléaire actuel, et a reconnu que Washington s’efforçait de trouver une solution adéquate.
En réponse aux signaux envoyés par les États-Unis, le président sud-coréen Lee Jae-myung a déclaré que les sanctions économiques unilatérales et multilatérales imposées à Pyongyang ne produisent pas, pour l’instant, les résultats escomptés. Le dirigeant sud-coréen a notamment souligné le renforcement de la coopération militaire et économique entre la Russie et la Corée du Nord, laissant entendre que le soutien extérieur contribue à atténuer la pression des sanctions sur ce pays.
Pour sortir de l’impasse, la Corée du Sud a proposé à l’administration Trump une nouvelle approche pragmatique, consistant à décomposer les objectifs en étapes plutôt que d’appliquer des principes rigides. La première étape était axée sur la diplomatie afin de contraindre la Corée du Nord à cesser la production de matières nucléaires et à suspendre la phase finale de son programme de développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).
La phase suivante implique une collaboration entre les parties pour instaurer un environnement de sécurité durable dans la région, afin que la Corée du Nord ne se sente plus menacée dans son régime. La phase à long terme visera progressivement l’objectif de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.
Selon le président Lee Jae-myung, le président américain Donald Trump a initialement pris connaissance de cette feuille de route et a déclaré qu’il l’examinerait attentivement. Concernant la proposition d’appliquer le modèle de résolution des conflits du Moyen-Orient à la question nord-coréenne, la Corée du Sud reconnaît que, si l’aspect de la désescalade des tensions peut présenter des similitudes, d’importantes différences géopolitiques rendent impossible une transposition intégrale de l’approche moyen-orientale.

Le président Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Singapour en 2018. Photo : AFP
Quelques heures après avoir annoncé un accord avec l’Iran, Trump a publié sur les réseaux sociaux une photo sans légende de lui-même en compagnie du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, prise lors de leur rencontre à Singapour en 2018.
Cela a alimenté les spéculations selon lesquelles l’administration Trump pourrait se concentrer sur la Corée du Nord, une nation dotée de l’arme nucléaire.
Les analystes internationaux estiment que l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre a considérablement libéré des ressources diplomatiques pour Washington, permettant aux États-Unis de se recentrer sur la question nucléaire nord-coréenne.
Nhat Le
Source : https://baothanhhoa.vn/sau-iran-ong-trump-chuyen-trong-tam-doi-ngoai-sang-van-de-trieu-tien-291723.htm





