
Un enfant blessé lors du conflit est soigné dans un hôpital de la province de Kunar, en Afghanistan. Photo : THX/VNA
Plus précisément, le rapport a recensé 38 558 violations commises contre des enfants dans les conflits armés, affectant 24 174 enfants. Les meurtres (6 266 cas) et les blessures (7 958 cas) demeurent les actes de violence les plus fréquemment constatés. De façon alarmante, le nombre de décès d'enfants a augmenté de 34 % en 2025 par rapport à l'année précédente. Viennent ensuite les actes d'entrave à l'accès à l'aide humanitaire et le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les conflits, avec respectivement 8 322 incidents et 6 607 enfants touchés.
Par ailleurs, les enlèvements d’enfants restent fréquents, avec 5 129 cas recensés, souvent dans le but de recruter et d’utiliser des enfants pour des opérations militaires ou de faciliter des violences sexuelles. Le rapport indique également que les viols et autres formes de violences sexuelles continuent de se produire sans relâche. Notamment, le nombre de viols collectifs avérés est en augmentation.
De plus, les mines terrestres et les munitions non explosées datant de la guerre constituent toujours une grave menace pour les enfants et entravent le développement socio-économique dans les zones touchées par le conflit.
Dans un communiqué de presse, Vanessa Frazier, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, a souligné que 2025 sera sans aucun doute l’une des périodes les plus sombres pour la protection de l’enfance depuis le début du suivi.
Elle a également averti que les conflits entre États – entités tenues de protéger les enfants – ont aggravé les préjudices. Cette situation témoigne d'un grave recul du respect du droit international. Les principes d'humanité, de non-discrimination, de proportionnalité et de nécessité doivent être rétablis et appliqués sans exception.
D’après le rapport, 1 667 enfants seront placés en détention en 2025 pour leur participation présumée à des conflits ou leur implication avec des parties prenantes. Mme Frazier a souligné que ces enfants doivent être considérés comme des victimes. La détention ne doit être envisagée qu’en dernier recours, et il convient de privilégier les efforts visant à favoriser leur réinsertion sociale.
Le rapport souligne que les chiffres ci-dessus ne comprennent que les cas vérifiés par l’ONU et ne reflètent donc pas pleinement l’ampleur réelle des préjudices infligés aux enfants dans les conflits armés à travers le monde .
L'année 2026 marquera le 30e anniversaire de la création par l'Assemblée générale des Nations Unies du Mécanisme relatif aux enfants et aux conflits armés – un cadre international essentiel pour surveiller les actes préjudiciables, renforcer la protection des enfants et promouvoir la mise en œuvre des normes humanitaires dans les zones de conflit du monde entier.
Selon VNA
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