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Toi qui as tout gagné, tout traversé, tout lu, tout entendu : quand Patrick Bruel apportait son soutien à Didier Deschamps durant la Coupe du monde

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Un soutien devenu embarrassant. Le 10 juin dernier, Patrick Bruel a été mis en examen à l'issue d'une longue journée d'audience devant les juges d'instruction au Tribunal Correctionnel de Nanterre. Le chanteur est poursuivi dans quatre affaires : pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.

Le père de deux garçons est par ailleurs placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers. Les problèmes judiciaires de Patrick ne font que commencer puisque de nouvelles plaintes ont récemment été déposées. Il fait notamment l'objet de deux nouvelles plaintes, dont l’une émanant d’une fan qui affirme avoir été “repérée” par le chanteur lors d’un concert en 2000.

Ce soutien marquant de Patrick Bruel à Didier Deschamps

Mardi 16 juin, la France a fait une entrée réussie en Coupe du Monde en s'imposant 3-1 face au Sénégal. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Parisien avant la finale de 2018 contre la Croatie, Patrick Bruel avait adressé un message au selectionneur Didier Deschamps, alors ciblé par de vives critiques. “Cher Didier. Dans l'avion pour Moscou… Déjà cinq jours depuis Saint-Pétersbourg… Quel bonheur de vous retrouver et de partager ce qui sera une apothéose, ton apothéose, avait commencé Patrick Bruel.

L’artiste avait ensuite salué le travail effectué par Didier Deschamps tout au long de cette Coupe du Monde. “Toi qui as tout gagné, tout traversé, tout lu, tout entendu… Tu es là debout et droit dans tes bottes, dans tes choix, dans cette stratégie qui a permis à ces merveilleuses individualités de devenir un groupe, une équipe”, avait continué le chanteur.

Quand Patrick Bruel prenait la défense des Bleus

Dans cette lettre ouverte, Patrick Bruel avait également pris la défense des Bleus, victimes selon lui d'un “bashing” durant la phase de poules. Une séquence qui lui rappelait alors le traitement qu'avait subi Aimé Jacquet vingt ans plus tôt. “Tu ne peux pas occulter ce que tu as lu et entendu pendant les matchs de poules […] Ce début de bashing qui ressemblait étrangement à celui de 98 pour Aimé Jacquet…”, avait écrit Patrick Bruel, avant de conclure par une formule ampoulée adressée à Didier Deschamps. “On a démarré comme d'habitude ce Mondial avec 60 millions de sélectionneurs, puis un peu moins après chaque victoire pour ne finir aujourd'hui qu'avec un seul… toi, Didier”, avait-il ajouté. Reste à savoir si les Bleus connaîtront le même destin qu’en 2018. Affaire à suivre.