« C'est une annonce post-électorale qui ne peut qu'interroger », note Bastien Faudot, élu d'opposition (gauche), qui attend plus de précisions. « C'était une ancienne politique volontariste mise en place par la gauche », replace-t-il. Il regrette que cette initiative n'apparaisse pas dans le programme du candidat Meslot. On le découvre quelques semaines après la réélection. « L'élection est un temps de séduction et maintenant, c'est la gueule de bois », critique-t-il, estimant que « cela abîme la valeur de la parole publique ».
« On fait du spectacle et le service public se dégrade », critique, pour sa part, l'Insoumis Florian Chauche, conseiller municipal d'opposition. Il critique les plusieurs centaines de milliers d'euros investis dans la venue du Tour de France ou encore les dizaines de milliers d'euros mis pour un concert au Mois Givré alors que l'on taille dans ces services au public. En 2025, la chambre régionale des comptes (CRC), dans son audit de la Ville de Belfort, avait noté que « pour maintenir ce niveau d'investissement, [la Ville de Belfort] doit rechercher de nouvelles marges de manÅ“uvre pour améliorer son autofinancement et ne pas faire porter tout l'effort sur la dette en tenant compte de son niveau d'endettement ». Lorsque l'on n'augmente pas les impôts, ce sont les dépenses de fonctionnement que l'on rabote ou les tarifs d'utilisation des services que l'on augmente, observent Florian Chauche et Bastien Faudot, se référant au rapport de la CRC.Â
Florian Chauche est également circonspect quant à la méthode utilisée, juste après les élections municipales, alors que ce n'était pas annoncé. Une méthode post-électorale systématique depuis l'arrivée au pouvoir de Damien Meslot, dénonce-t-il. En 2014, quelques mois après avoir été élu, il arrête la gestion périscolaire des Francas. Et en 2020, il externalise le comité des œuvres sociales (COS) de la Ville de Belfort.

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