Le contexte géopolitique pose la question de l'autonomie stratégique pour la France et pour l'Europe. Dans le cadre de la convention signée en 2024 avec le ministère des Armées, la Région Bretagne se mobilise pour monter en puissance sur le volet industriel. La collectivité a présenté jeudi 28 mai à Rennes sa feuille de route aux industriels du secteur, en présence de Benoît Laroche de Roussane, directeur de l'industrie de défense à la Direction générale de l’Armement.
Le soutien aux entreprises reposera notamment sur la création d'un accélérateur d'aide à la diversification et de solutions de financements. De l'industrie navale à la cyberdéfense, en passant par la base industrielle et de technologie de défense (BITD), la Bretagne va flécher 7 millions d'euros issus des fonds européens vers ce secteur.Â
Capacité des PME-ETI à répondre au marchéÂ
« La Bretagne bénéficie d’une longue tradition dans le domaine de l'industrie de défense, de la construction navale aux sous-marins et aux drones. C'est un pilier économique de plus de 60 000 emplois civils et militaires, dont 30 000 dans l'industrie. Quant à la cybersécurité en elle-même, elle va passer à 10 000 emplois », a décrit le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard.
« Nous allons soutenir en priorité les PME et ETI, maillons essentiels dans la chaine d'approvisionnement des grands donneurs d'ordre, afin d'accélérer leur montée en compétence et leur capacité à répondre au marché », a-t-il ajouté.
Cette structuration va s'appuyer sur deux outils : un booster Défense, sorte d'accélérateur qui accompagnera, à partir de septembre, dix à quinze pépites identifiées avec la DGA et souhaitant se diversifier.
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Un volet financier adapté, de prêts à taux préférentiels et d'aides à l'investissement et à la trésorerie, soutiendra par ailleurs les projets industriels. Via le fonds de Bpifrance abondé par la Région, des prêts de 50 000 à 500 000 euros sur 7 à 10 ans pourront être débloqués, avec un effet de levier de l'ordre de 12 millions d'euros.

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