Moins de deux heures après les ordres d'évacuation émis par l'armée israélienne lundi 1er juin, les habitants de la banlieue sud de Beyrouth quittent en masse le sud de la capitale libanaise. Sur les images partagées sur YouTube par la version anglophone du média saoudien Al-Arabiya, on peut voir un flot de voitures et de deux-roues prendre la route pour fuir les zones désignées par Tsahal. Des policiers et militaires libanais essaient de donner un semblant d'ordre aux évacuations.
“De nombreuses personnes fuient Dahieh, le sud de Beyrouth, encombrant les routes qui mènent hors de cette banlieue, où le Hezbollah bénéficie d'un large soutienâ€, décrit de son côté Al-Jazeera.
Dans les rues, la confusion est grande. “Il ne reste plus beaucoup d'endroits où se réfugier, car les centres d'accueil gérés par les pouvoirs publics sont déjà pleins. Beaucoup de gens vont rester dans leur voiture, pour voir ce qui va se passerâ€, poursuit la journaliste du site qatari depuis le sud de la ville.
Escalade militaire
En milieu d'après-midi, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Israel Katz, avaient annoncé, dans un communiqué conjoint, avoir “ordonné à l'armée israélienne de frapper†ce qu'ils ont qualifié de “cibles terroristes du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouthâ€, fief du groupe armé chiite dans la capitale libanaise.
Deux jours après avoir repris le symbolique château de Beaufort, dans le sud du Liban, l'armée israélienne semble déterminée, dans sa guerre contre le Hezbollah, à accroître la pression sur le pays du Cèdre. Tsahal a appelé les habitants de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer “pour préserver leur sécuritéâ€. “Si le Hezbollah continue de tirer des projectiles de missiles vers les villes et villages d'Israël, l'armée israélienne répondra en ciblant des objectifs dans la banlieue sudâ€, a-t-elle ajouté, citée dans le direct du quotidien libanais L'Orient-Le Jour.
Une escalade qui a poussé la France à demander une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit se tenir lundi à New York. “J'ai demandé [cette réunion] parce que si nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tous pays, à la légitime défense, à se défendre contre les attaques du Hezbollah […], rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanaisâ€, avait déclaré dimanche 31 mai le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot.






