Les conflits armés continuent de faire payer un lourd tribut aux enfants à travers le monde. Selon le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, 38.558 violations graves ont été recensées en 2025.
Il s'agit de la quatrième année consécutive marquée par des niveaux de violence particulièrement préoccupants. Le document révèle que 24.174 enfants ont été directement victimes de ces violations, tandis que 3.176 autres ont subi plusieurs atteintes simultanément.
Parmi les violations les plus fréquemment constatées figurent les meurtres et les mutilations d'enfants. L'ONU a vérifié 6.266 cas de décès et 7.958 cas de mutilations au cours de l'année écoulée.
Le rapport met en évidence une augmentation particulièrement inquiétante du nombre d'enfants tués, en hausse de 34% par rapport à 2024. Les enlèvements demeurent également une préoccupation majeure. Au total, 5.129 enfants ont été enlevés, souvent dans le but d'être recrutés ou utilisés par des groupes armés.
Par ailleurs, 1.667 enfants ont été détenus en raison de liens réels ou supposés avec des parties impliquées dans les conflits. Le rapport recense également des cas de violences sexuelles, des attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que des restrictions empêchant l'acheminement de l'aide humanitaire.
Près d'un tiers des victimes recensées étaient des filles. L'ONU déplore que des milliers d'enfants soient privés de leurs droits fondamentaux, de leur sécurité et de leur dignité dans les zones de conflit.
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L'impact des armes explosives et de l'intelligence artificielle
Selon le rapport, cette aggravation de la situation s'explique notamment par l'utilisation croissante d'armes explosives dans les zones densément peuplées. Le document souligne également le recours grandissant à l'intelligence artificielle dans les processus de ciblage militaire, un facteur contribuant à l'augmentation des risques pour les populations civiles, notamment les enfants.
Citant la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Vanessa Frazier, le rapport qualifie l'année 2025 de l'une des plus sombres depuis la mise en place du mécanisme de suivi des violations commises contre les enfants.
La responsable onusienne a insisté sur le fait que les enfants affectés par les conflits doivent avant tout être considérés comme des victimes. Elle a également souligné l'importance de leur réintégration, estimant que celle-ci constitue une étape essentielle pour reconstruire leur avenir et celui de la société.
Vanessa Frazier a enfin appelé la communauté internationale à accroître son soutien politique et financier en faveur des programmes de réintégration destinés aux enfants libérés des forces et groupes armés, afin de leur offrir de meilleures perspectives d'avenir.


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