Le couperet est tombé pour le projet de parc éolien à Loguivy-Plougras et Plougonver. La préfecture a formalisé le rejet de la demande du promoteur par un arrêté daté du 18 mai 2026. Une décision qui découle directement d'un veto du ministère des Armées, face auquel les services de l'État avaient les mains liées.
Saisie dans le cadre des consultations obligatoires, l'Armée a opposé un avis défavorable strict. « S'agissant d'un avis conforme défavorable, le préfet est tenu de rejeter la demande du pétitionnaire », précise la préfecture. En cause, la localisation du projet, situé dans le couloir de protection de 2 000 mètres de part et d'autre d'un itinéraire très basse altitude à vue de nuit. Dans cette zone, les aéronefs (notamment les hélicoptères) évoluent entre le sol et 152 mètres.
« Afin de ne pas dégrader la capacité des Armées à réaliser ce type d'entraînement et afin de préserver la sécurité des aéronefs y évoluant, l'implantation de nouvelles éoliennes n'est pas possible », argumentent les services de l'État.
Deux autres dossiers dans les cartons
L'Armée alerte d'ailleurs sur la saturation de la zone : les projets déjà accordés ont « réduit considérablement l'espace de travail des équipages » et aller au-delà compromettrait les missions. Une contre-expertise sollicitée le 11 mai à la demande des promoteurs n'y a rien changé, le ministère ayant confirmé sa position. Ce refus a acté la clôture anticipée de la consultation publique qui avait démarré le 20 avril.
Deux autres dossiers, la « centrale éolienne de Brohet » et le « Park Nevez An Dresnay », sont en cours d'instruction. Pour eux, « la consultation de l'Armée n'interviendra que lorsque le dossier sera déclaré complet et régulier », prévient la préfecture.