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Attention, autres sports : léquipe nationale américaine de football a marqué les esprits pour ses débuts en Coupe du monde, et le football américain pourrait ne plus jamais être le même | Goal.com Français

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À l'approche de la Coupe du monde de cet été, les États-Unis totalisaient 37 matches dans le plus grand tournoi mondial, pour seulement neuf victoires. Six de ces succès étaient intervenus au cours des 76 dernières années, et une seule fois avec plusieurs buts d'écart.

Autant dire que la joie n'était pas de mise. Les rencontres de la sélection américaine n'étaient pas des fêtes, mais des épreuves de volonté. Les joueurs se battaient, souffraient et, souvent, survivaient. Les supporters vivaient chaque touche de balle dans l'angoisse, conscients que tout pouvait basculer en un instant.

Rien ne pouvait donc altérer l'issue du match face au Paraguay : une victoire totale, méticuleusement préparée et parfaitement exécutée. Du coup d'envoi au dernier tir de Reyna qui a fait trembler les filets, la rencontre a pris des allures de fête inouïe, une première dans l'histoire du football américain.

Le but de Reyna a incarné cette maîtrise : 70 secondes, 26 passes et une finition à couper le souffle, digne des plus grandes soirées estivales. Les supporters étrangers s'en sont extasiés sur les réseaux sociaux, voyant dans les Yanks une nation enfin arrivée à maturité, tandis que les fans américains, émus, savouraient un moment longtemps attendu.

Entre-temps, les moments forts n'ont pas manqué : Pulisic a éliminé deux défenseurs pour lancer l'action du premier but, malheureusement inscrit contre son camp. Tillman, Weston McKennie et Tyler Adams ont imposé leur loi au milieu de terrain, tandis que Balogun a signé un doublé, dont une seconde réalisation suggérant que les États-Unis pourraient enfin disposer d'un véritable numéro 9 de niveau international. Moment cocasse : le ballon revient à Sebastian Berhalter à 40 mètres des buts et le public, en délire, lui réclame un tir. Sa frappe manque le cadre, et tout le monde esquisse un sourire, tant la tension était palpable.

« On voulait juste aller sur le terrain et retrouver les sensations qu'on avait quand on jouait des matchs improvisés », a expliqué McKennie. « Le travail acharné et tout ce qu'on a fait, c'est ce qu'on a fait avant. Tout ce qu'on a fait pour en arriver là, c'était du travail acharné et des sacrifices. C'est le temps qu'on y a consacré. Maintenant, il s'agit d'aller sur le terrain et de simplement s'amuser. »

Une soirée savoureuse pour les joueurs, qui ont passé l'essentiel du temps à repousser les rares incursions paraguayennes, et sans doute encore plus pour les spectateurs, qui estimeront sans doute que le prix du billet valait chaque centime.